« Il ne faut jamais sous-estimer les Ukrainiens », dit Mélanie Joly
Des leaders canadiens, dont le premier ministre et la cheffe de la diplomatie, ont réitéré vendredi leur appui à l’Ukraine après la vive altercation à la Maison-Blanche entre le président des États-Unis, Donald Trump, et son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky. La ministre canadienne des Affaires étrangères, Mélanie Joly, a été la première à réagir lorsqu'elle a été interrogée sur cet incident pendant qu’elle participait à une discussion à la Chambre de commerce de Vancouver. D’abord et avant tout, nous croyons qu’il faut soutenir l’Ukraine. Notre position n’a pas changé. Nous pensons que les Ukrainiens se battent pour leur propre liberté et aussi pour la nôtre. Sur X, le premier ministre Justin Trudeau a quant à lui souligné Le bureau du chef de l’opposition officielle, le conservateur Pierre Poilievre, a également réagi à cet incident, affirmant que Plus tôt dans la journée, M. Zelensky a mis fin à sa visite à Washington de manière abrupte. Cette visite devait se solder par la signature d’une entente sur les minerais, les hydrocarbures et les infrastructures de l'Ukraine qui n’a finalement pas eu lieu. Le président Trump a notamment accusé M. Zelensky de ne pas Quant aux relations entre Donald Trump et Vladimir Poutine, elle a déclaré qu’il était Selon elle, un tel scénario représenterait C’est pour cette raison que Elle a également estimé que Donald Trump Nous savons qu’un mauvais accord [sur l’Ukraine] serait une occasion pour le président Poutine de tirer profit de nos alliés américains et européens, et de nous aussi. Nous ne pouvons pas nous permettre cela. Toujours selon la ministre Joly, il faut défendre l’Ukraine Répondant aux questions des journalistes au port de Vancouver, elle a également évoqué l’alliance entre le Canada et le Royaume-Uni, alors que le premier ministre britannique Keir Starmer a été critiqué pour ne pas avoir pris la défense d’Ottawa lors de ses discussions avec M. Trump. Ce dernier a évoqué à maintes reprises l'idée de faire du Canada le « 51e État » américain. Lors de sa visite à la Maison-Blanche, jeudi, M. Starmer a affirmé que cette question n’avait pas été abordée lors de sa rencontre avec le président américain. Le dirigeant britannique a d’ailleurs remis à Donald Trump une lettre du roi Charles III, dans laquelle le souverain l'invite à une visite d'État, qui serait la deuxième pour M. Trump au Royaume-Uni après celle de 2019, lors de son premier mandat. Elle a toutefois indiqué que les deux pays Le président américain menace depuis des mois d’imposer des tarifs de 25 % sur les importations en provenance du Canada, justifiant sa décision en accusant le Canada de ne pas en faire assez pour empêcher le trafic de fentanyl vers les États-Unis. Ces tarifs devaient initialement entrer en vigueur le 4 février, mais ont été repoussés jusqu’au 4 mars après que le premier ministre Justin Trudeau eut annoncé de nouvelles mesures de sécurité à la frontière et la nomination d’un commissaire à la lutte contre le fentanyl. Une deuxième vague de tarifs additionnels de 25 % pourrait également toucher l’acier et l’aluminium à partir du 12 mars, et une troisième vague, dont l’ampleur est inconnue, est prévue dès le 2 avril dans le cadre de tarifs réciproques que Washington veut imposer à tous les pays qui prélèvent des taxes sur les produits américains.Il ne faut jamais sous-estimer les Ukrainiens
, a-t-elle lancé.le courage et la résilience
des Ukrainiens. Leur combat pour la démocratie, leur liberté et leur souveraineté nous concerne tous.
les conservateurs soutiennent l'Ukraine dans sa défense contre l'invasion illégale de Vladimir Poutine [...] nous croyons que l'avenir de l'Ukraine doit être déterminé par les Ukrainiens
.être prêt pour la paix
avec la Russie, allant jusqu’à menacer son invité, en haussant la voix, de laisser tomber
l'Ukraine s'il ne faisait pas de concessions à Moscou après trois ans de guerre.M. Zelensky ne se contentera jamais d’un mauvais accord
avec les Russes, a dit Mme Joly. Nous continuerons de travailler avec lui et avec nos alliés [...] parce que [Vladimir] Poutine n’a pas de lignes rouges
, a-t-elle ajouté.important d’avoir des discussions
, mais qu’il fallait des garanties de sécurité pour s’assurer que [la Russie] n'attaquerait pas de nouveau
l’Ukraine.une menace à la sécurité non seulement pour l’Ukraine, mais aussi pour l’OTAN, et donc pour nous aussi
.nous sommes en train de discuter avec nos alliés sur la forme que devraient prendre ces garanties
, a indiqué Mme Joly, tout en soulignant la nécessité de maintenir l’unité au sein du G7
.a besoin d’un bon accord
avec les Ukrainiens pour envoyer un message clair à la Chine
sur fond de menaces militaires chinoises contre Taïwan.parce que si nous ne le faisons pas, les frontières partout sur la planète risquent d’être redessinées par la force
. Nous croyons aux règles internationales qui nous ont gardés en sécurité [...] et nous devons les défendre
, a-t-elle encore dit.Pas de divergences avec Londres
Aucun pays au monde ne pourra semer la division entre le Canada et le Royaume-Uni
, a assuré vendredi Mme Joly. Nous sommes proches, c’est dans notre ADN.
doivent travailler ensemble pour faire face à l’imprévisibilité qui nous parvient de la Maison-Blanche
. Nous tentons de trouver des moyens de faire face aux droits de douane, si jamais [M. Trump] décide de les imposer.
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